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17.02.2008
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12.03.2008
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Paris confirme sa disponibilité pour transporter des troupes a l'U A

Posté le 21.02.2008 par maskatibinti
PARIS - La France a confirmé jeudi sa "disponibilité" pour transporter des troupes de l'Union africaine (UA) pour soutenir militairement le gouvernement de l'Union des Comores contre l'homme fort de l'île d'Anjouan, Mohamed Bacar.

"Nous confirmons la disponibilité de la France à fournir un appui aux troupes tanzaniennes et sénégalaises pour leur transport jusqu'aux Comores, c'est-à-dire jusqu'à l'île de Grande Comore ou celle de Mohéli, mais pas à Anjouan", a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Pascale Andréani.

"Nous souhaitons marquer notre soutien à l'Union africaine et à sa détermination à préserver l'intégrité et l'unité des Comores", a-t-elle déclaré à la presse.

Mme Andréani a ajouté que Paris "compte participer à une ultime mission de médiation menée par l'Afrique du Sud, dont la date doit encore être confirmée".

Le porte-parole du ministère de la Défense, Laurent Teisseire, a indiqué de son côté que "les modalités de ce soutien logistique sont encore à définir".

"Ce ne seront pas nécessairement des moyens de transport militaires", a poursuivi le porte-parole en soulignant qu'il pourrait s'agir d'un "affrètement" d'autres moyens logistiques.

"Il y a au niveau de l'Union africaine, une médiation en cours. Pour l'instant, cette phase à la primauté. Il faudra voir à l'issue de cette médiation quelle est la meilleure façon de mettre en oeuvre la demande de soutien de l'UA", a conclu M. Teisseire.

M. Bacar, réélu président d'Anjouan le 10 juin 2007 à la suite d'une élection rejetée à la fois par l'UA et l'Etat fédéral, refuse depuis d'organiser un nouveau scrutin et semble vouloir se maintenir au pouvoir à tout prix.

Anjouan avait fait sécession en 1997, avant de rentrer dans le giron des Comores fin 2001.

SOURCE: AFP via Romandie.com



--

Les hélicoptères viennent de Lybie

Posté le 21.02.2008 par maskatibinti
C'est le type d'hélicoptère( MI-24) qu'a reçu l'armée

Comme nous l'avons révelé hier (page2 du blog), les hélicoptères viennent de Lybie. En effet l'armée a recu dans la nuit de vendredi à samedi deux hélicoptères de combat de fabrication ukrainienne en provenance de Lybie.Les hélicoptères ont transité par le Mozambique et sont attendus à Mohéli d'un moment à l'autre. Ils seront pilotés par des militaires lybiens pour le transport des commandos, l'évacuation des blessés et surtout ils serviront d'appui pour bombarder le cas échéant la FGA.
Selon nos sources, le débarquement est imminent. Que dieu nous épargne le pire inchallah

Torture

Posté le 21.02.2008 par maskatibinti
Une femme au nom de Nadiati SOIMADDINE de Bambao Mtsanga aurait succombé à ses blessures apres son passage à tabac par les milices du rebelle Bacar. Elle aurait été enlevée chez elle par des militaires cagoulés . Elle était âgée de 32 ans . Le crime de cette pauvre femme ? Son soutient à Sambi.

Comores, communiqué de l'U A du 20 fevrier 2008

Posté le 21.02.2008 par maskatibinti
REUNION MINISTERIELLE SUR LES COMORES
20 FEVRIER 2008
Addis Abeba, Ethiopie
Communiqué

1. Les Ministres des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que d'autres hauts responsables, de la Tanzanie, de la Libye, du Sénégal et du Soudan se sont réunis à Addis Abéba, en Ethiopie, au siège de l'Union africaine (UA), pour examiner la situation dans l'Ile comorienne d'Anjouan. La réunion, qui s'est tenue sous la présidence du Ministre des Affaires étrangères de la République unie de Tanzanie, a regroupé les pays qui ont exprimé leur disposition à répondre positivement à la demande d'assistance formulée par le Président de l'Union des Comores, aux fins de restaurer l'autorité de l'Union à Anjouan. Le Gouvernement de l'Union des Comores était également représenté à cette réunion.

2. Cette réunion a été organisée dans le contexte des efforts soutenus déployés par les pays de la région pour promouvoir une réconciliation et stabilité durables aux Comores, ainsi que dans le cadre du suivi de la décision Assembly/AU/Dec.186(X), adoptée par la 10ème session ordinaire de la Conférence de l'Union, tenue à Addis Abéba du 31 janvier au 2 février 2008, et qui, entre autres, a « demandé à tous les Etats membres en mesure de le faire d'apporter tout l'appui nécessaire au Gouvernement comorien dans ses efforts visant à rétablir au plus vite l'autorité de l'Union à Anjouan et à mettre un terme à la crise née du refus persistant des autorités illégales d'Anjouan de respecter les textes pertinents régissant le fonctionnement de l'Union des Comores ». La réunion doit également être située dans le contexte des décisions pertinentes du Conseil de paix et de sécurité (CPS), en particulier la décision adoptée par la 95ème réunion du CPS, tenue le 25 octobre 2007, qui a mandaté la Mission d'assistance électorale et sécuritaire de l'Union africaine (MAES) aux Comores de « se déployer à Anjouan afin d'entreprendre ce qui suit :

- faciliter l'organisation, à Anjouan, du premier tour de l'élection du Président de l'île, conformément à la Constitution et aux textes législatifs électoraux pertinents, et créer les conditions de sécurité requises en vue de la tenue d'élections libres, régulières et transparentes ;
- superviser le cantonnement des éléments de la Gendarmerie anjouanaise, laquelle ne sera, en aucune façon, impliquée dans la supervision du processus électoral, ainsi que leur désarmement et leur intégration au sein de l'Armée nationale de comorienne ;
- aider à la mise en place à Anjouan d'une force de sécurité intérieure conformément à la Constitution de l'Union ; et faciliter la restauration de l'autorité de l'Union à Anjouan ».

3. La réunion a réitéré l'attachement de l'UA à l'unité, à l'intégrité territoriale et à la souveraineté des Comores.

4. La réunion a réitéré la compréhension de l'UA de la frustration de la population et des autorités comoriennes face à l'absence de progrès tangibles s'agissant du rétablissement de l'autorité de l'Etat à Anjouan et de l'organisation d'élections libres, régulières et transparentes, dans les conditions énoncées dans les communiqués pertinents du Comité ministériel des pays de la région, tels qu'entérinés par le CPS et la Conférence de l'Union.

5. La réunion a rappelé la déclaration faite par le Président de l'Union des Comores lors de la 10ème session ordinaire de la Conférence, exprimant solennellement la détermination de son Gouvernement à prendre les mesures requises, y compris une intervention militaire, pour restaurer l'autorité de l'Union à Anjouan, ainsi que la légalité et la normalité.

6. La réunion a été informée des derniers développements à Anjouan, caractérisés par de nombreuses violations des droits de l'homme commises par les autorités illégales de l'Ile et la répression à l'encontre de tous ceux qui sont supposés être en faveur du retour à la normalité dans l'Ile.

7. La réunion a examiné les modalités de mise en œuvre de la décision de la 10ème session ordinaire de la Conférence, et a convenu de mesures pratiques, militaires et sécuritaires, visant à appuyer la décision prise par le Gouvernement de l'Union des Comores pour restaurer son autorité à Anjouan.

8. La réunion a convenu de dépêcher immédiatement une équipe d'évaluation et de planification militaire et sécuritaire pour finaliser le processus de planification.

9. La réunion s'est félicitée de la disposition exprimée par certains partenaires de l'UA à appuyer les pays africains disposés à assister le Gouvernement des Comores à restaurer son autorité à Anjouan.

10. La réunion a exprimé sa détermination à faire en sorte que l'unité et l'intégrité territoriale des Comores soient préservées et que l'autorité de l'Union et la légalité soient rapidement restaurées à Anjouan.
Source: Organisation de la Presse Africaine

Communiqué sur la situation comorienne dans l'ile d'Anjouan

Posté le 21.02.2008 par maskatibinti
l'éventualité d'un débarquement militaire à anjouan est repoussé après la venue de cette médiation internationale censée séjouner aux comores dans les prochains jours. la france par sa déclaration hier a surtout saisi l'occasion de dire à sambi de ne surtout pas oser faire un débarquement avant cette médiation. c'est cette médiation qui sera la pierre angulaire de tout..et là 2 issues possibles:
Mohamed bacar accepte les propositions de cette médiation , et là il sera obligé de laisser le pouvoir et accepter l'organisation d'élections présidentielles ou il est fort à parier qu'il sera obligé de ne pas y participer .
soit Mohamed bacar réfuse les propositions , et ce qui est probable dans ce cas un débarquement militaire sera inévitable . celui ci se fera via l'aide de l'UA ou de pays amis .. mais sincèrement la france en annonçant lacher officiellement mohamed bacar , on voit mal comment il pourrait résister à la pression des prochains jours , car il n'aura plus de porte de sortie

En attente de cette mediation internationnale

Posté le 21.02.2008 par maskatibinti
l'éventualité d'un débarquement militaire à anjouan est repoussé après la venue de cette médiation internationale censée séjouner aux comores dans les prochains jours. la france par sa déclaration hier a surtout saisi l'occasion de dire à sambi de ne surtout pas oser faire un débarquement avant cette médiation. c'est cette médiation qui sera la pierre angulaire de tout..et là 2 issues possibles:
Mohamed bacar accepte les propositions de cette médiation , et là il sera obligé de laisser le pouvoir et accepter l'organisation d'élections présidentielles ou il est fort à parier qu'il sera obligé de ne pas y participer .
soit Mohamed bacar réfuse les propositions , et ce qui est probable dans ce cas un débarquement militaire sera inévitable . celui ci se fera via l'aide de l'UA ou de pays amis .. mais sincèrement la france en annonçant lacher officiellement mohamed bacar , on voit mal comment il pourrait résister à la pression des prochains jours , car il n'aura plus de porte de sortie

Possible evacuation des Malgaches qui sont à anjouan

Posté le 21.02.2008 par maskatibinti
ressortissants malgaches sont touchés par la crise de l'île comorienne d'Anjouan. Depuis que le gouvernement comorien a déclaré qu'une attaque militaire est imminente, la plupart d'entre eux ont décidé de retourner au pays. D'autres sont obligés de rester, faute de moyens.
Des dispositions ont été prises du côté du gouvernement malgache pour mieux les protéger.
«Nous avons déjà mobilisé les ressortissants depuis le début de la crise. Beaucoup ont pris la décision de partir, même si nous avons promis une organisation d'embarquement dès le commencement de la guerre», souligne Andrianaivo Rafanomezantsoa, consul honoraire de Madagascar aux Comores.

Comores, communiqué de l'U A du 20 fevrier 2008

Posté le 21.02.2008 par maskatibinti
1. Les Ministres des Affaires étrangères et de la Défense, ainsi que d'autres hauts responsables, de la Tanzanie, de la Libye, du Sénégal et du Soudan se sont réunis à Addis Abéba, en Ethiopie, au siège de l'Union africaine (UA), pour examiner la situation dans l'Ile comorienne d'Anjouan. La réunion, qui s'est tenue sous la présidence du Ministre des Affaires étrangères de la République unie de Tanzanie, a regroupé les pays qui ont exprimé leur disposition à répondre positivement à la demande d'assistance formulée par le Président de l'Union des Comores, aux fins de restaurer l'autorité de l'Union à Anjouan. Le Gouvernement de l'Union des Comores était également représenté à cette réunion.

2. Cette réunion a été organisée dans le contexte des efforts soutenus déployés par les pays de la région pour promouvoir une réconciliation et stabilité durables aux Comores, ainsi que dans le cadre du suivi de la décision Assembly/AU/ Dec.186(X) , adoptée par la 10ème session ordinaire de la Conférence de l'Union, tenue à Addis Abéba du 31 janvier au 2 février 2008, et qui, entre autres, a « demandé à tous les Etats membres en mesure de le faire d'apporter tout l'appui nécessaire au Gouvernement comorien dans ses efforts visant à rétablir au plus vite l'autorité de l'Union à Anjouan et à mettre un terme à la crise née du refus persistant des autorités illégales d'Anjouan de respecter les textes pertinents régissant le fonctionnement de l'Union des Comores ». La réunion doit également être située dans le contexte des décisions pertinentes du Conseil de paix et de sécurité (CPS), en particulier la décision adoptée par la 95ème réunion du CPS, tenue le 25 octobre 2007, qui a mandaté la Mission d'assistance électorale et sécuritaire de l'Union africaine (MAES) aux Comores de « se déployer à Anjouan afin d'entreprendre ce qui suit :

- faciliter l'organisation, à Anjouan, du premier tour de l'élection du Président de l'île, conformément à la Constitution et aux textes législatifs électoraux pertinents, et créer les conditions de sécurité requises en vue de la tenue d'élections libres, régulières et transparentes ;
- superviser le cantonnement des éléments de la Gendarmerie anjouanaise, laquelle ne sera, en aucune façon, impliquée dans la supervision du processus électoral, ainsi que leur désarmement et leur intégration au sein de l'Armée nationale de comorienne ;
- aider à la mise en place à Anjouan d'une force de sécurité intérieure conformément à la Constitution de l'Union ; et faciliter la restauration de l'autorité de l'Union à Anjouan ».

3. La réunion a réitéré l'attachement de l'UA à l'unité, à l'intégrité territoriale et à la souveraineté des Comores.

4. La réunion a réitéré la compréhension de l'UA de la frustration de la population et des autorités comoriennes face à l'absence de progrès tangibles s'agissant du rétablissement de l'autorité de l'Etat à Anjouan et de l'organisation d'élections libres, régulières et transparentes, dans les conditions énoncées dans les communiqués pertinents du Comité ministériel des pays de la région, tels qu'entérinés par le CPS et la Conférence de l'Union.

5. La réunion a rappelé la déclaration faite par le Président de l'Union des Comores lors de la 10ème session ordinaire de la Conférence, exprimant solennellement la détermination de son Gouvernement à prendre les mesures requises, y compris une intervention militaire, pour restaurer l'autorité de l'Union à Anjouan, ainsi que la légalité et la normalité.

6. La réunion a été informée des derniers développements à Anjouan, caractérisés par de nombreuses violations des droits de l'homme commises par les autorités illégales de l'Ile et la répression à l'encontre de tous ceux qui sont supposés être en faveur du retour à la normalité dans l'Ile.

7. La réunion a examiné les modalités de mise en œuvre de la décision de la 10ème session ordinaire de la Conférence, et a convenu de mesures pratiques, militaires et sécuritaires, visant à appuyer la décision prise par le Gouvernement de l'Union des Comores pour restaurer son autorité à Anjouan.

8. La réunion a convenu de dépêcher immédiatement une équipe d'évaluation et de planification militaire et sécuritaire pour finaliser le processus de planification.

9. La réunion s'est félicitée de la disposition exprimée par certains partenaires de l'UA à appuyer les pays africains disposés à assister le Gouvernement des Comores à restaurer son autorité à Anjouan.

10. La réunion a exprimé sa détermination à faire en sorte que l'unité et l'intégrité territoriale des Comores soient préservées et que l'autorité de l'Union et la légalité soient rapidement restaurées à Anjouan.
Source: Organisation de la Presse Africaine

Comores, une destination déconseillée pour l'instant

Posté le 21.02.2008 par maskatibinti
Il est totalement exclu, pour l'instant, d'essayer de se rendre à Anjouan compte tenu de la situation actuelle suite au conflit opposant cette île à l'Union des Comores.
Il est déconseillé de se rendre à Moheli du fait de la présence de troupes militaires, et de l'attitude hostile des autorités locales envers les Européens.
Il est recommandé de limiter ses déplacements aux Comores à des séjours professionnels ou motivés par des raisons familiales impérieuses.
Les Comores se trouvent actuellement confrontées aux problèmes suivants:

- Compagnies aériennes desservant Moroni ne pouvant plus assurer tous leurs vols (risque de passagers bloqués), aéroport d'Anjouan fermé ;
- Instabilité politique: persistance d'une crise politique entre l'Union des Comores et les autorités de fait d'Anjouan ;
- Risques sanitaires (voir ci-dessous) ;
- Naissance d'un rigorisme religieux relatif.

Attention choléra: 566 cas de choléra ont été répertoriés en juin et juillet aux Comores principalement en Grande Comore.
Les autorités comoriennes ont demandé à la population de suspendre les repas collectifs pour éviter une plus forte contamination.
Les mesures prises par les autorités sanitaires devraient permettre d'en enrayer la progression.

SécuritéConseils généraux de sécurité

La recrudescence de mouvements contestataires comoriens à l'encontre des autorités françaises à Mayotte envenime les relations entre les communautés comorienne et mahoraise. Elle a des répercussions sur l'opinion publique dont il faut tenir compte dans les contacts avec la population.
Nous conseillons de reporter les voyages d'agrément et les missions non urgentes.
Il est recommandé à tout ressortissant français de se faire connaître dès son arrivée auprès de l'Ambassade afin qu'elle soit mieux à même de répondre à une demande d'assistance. C'est en particulier le cas en matière juridique. En effet, tout litige ou contentieux impliquant un ressortissant français (auteur ou victime) est porté devant la justice comorienne et il est recommandé dans ce cas de se faire représenter par un avocat.
En Grande Comore, le massif volcanique du Karthala présente des secousses occasionnelles. Le centre national de documentation et de recherche des Comores effectue une veille sismographique du volcan. Deux épisodes éruptifs avec projection de cendres et poussières ont eu lieu en 2005.

Numéros utiles:

Ambassade de France aux Comores: [269] 730.753 ; Fax : (+269) 73 09 22
Section consulaire de Moroni : [269].730.615 / (269).730.753
Permanence ambassade de France : [269].730.615 (24h/24)
Police locale : [269].734.663

Source: France-Diplomatie

A propos des fonds spéciaux (ALWATWAN)

Posté le 21.02.2008 par maskatibinti
En révélant publiquement l'usage fait des fonds spéciaux de la présidence, le chef de l'Etat Mohamed Ahmed Abdallah Sambi, a montré encore une fois que les Comores veulent devenir un véritable Etat de Droit, une nation démocratique, un pays où la bonne gouvernance et la gestion de l'argent public ne sera plus de vains mots mais une réalité concrète. L'utilisation des fonds spéciaux, souvent appelés ''Fonds secrets'' ou ''Fonds noirs'' est dérogatoire aux règles de la comptabilité publique. Ce qui signifie que l'ordonnateur qui est le chef de l'Etat pourrait tout aussi bien mettre l'argent dans sa poche ou celle de son parti. Il n'y a absolument aucun contrôle de quelque manière que ce soit sur ces fonds.

Les fonds spéciaux ont toujours nourri mythes et fantasmes dans notre pays. Par le passé, combien de nos chefs d'Etat ont ordonné, d'une façon parfois pathétique ou autoritaire à leur ministre des Finances ou Tpg de leur verser la totalité de leur dû dès le début du trimestre. Fixés à trente millions de francs comoriens par trimestre, ces fonds ont toujours fait l'objet de beaucoup de convoitise. Certains chefs d'Etat leur prêtaient plus d'attention qu'à leur propre salaire.

Le président Sambi, devant la notabilité de Mohéli, a révélé qu'en vingt mois d'exercice il n'a utilisé que 75 millions sur les 200 millions prévus. Ce qui signifie clairement qu'il restait 125 millions. En terme clair, c'est en décembre 2007 qu'il a clôturé le chapitre de l'année 2006. Autant dire qu'il a commencé à utiliser les fonds spéciaux prévus pour l'année 2007 à partir de 2008. Cet exemple de bonne gestion doit inspirer l'ensemble de nos responsables.

Cette utilisation judicieuse des fonds spéciaux rentre dans la logique d'une gestion saine. L'on se rappelle que lors de ses premiers déplacements à l'extérieur le chef de l'Etat est venu verser dans la caisse de l'Etat le reliquat des “frais de missions”. Depuis, comme le président de la République ne peut jamais se déplacer seul, le président Sambi voyage toujours avec un nombre très réduit de personnalités et de collaborateurs.

Encore une fois, il a montré qu'il ne suffit pas de proclamer haut et fort les principes de la démocratie et d'évoquer la bonne volonté à mieux faire. Il faut agir et poser des actes concrets.

Autre fait marquant, le président Sambi se donnait toujours le temps d'informer par médias ses compatriotes des retombées de ses voyages à l'extérieur. Une méthode qui contraste fort avec les pratiques de ses prédécesseurs. Jadis, les citoyens comoriens ignoraient le coût réel de nombreux voyages de leurs dirigeants à l'Etranger, tout comme l'importance de ces déplacements qui utilisaient les fonds du contribuable.

Certains responsables profitaient des missions officielles pour faire d'autres voyages et toujours avec l'argent de l'Etat. Pire que tout, les Hautes Autorités passaient plus de temps à l'Etranger et “en mission inutiles” que dans leur bureau.

M. Boudouri, Directeur général d'Al-Watwan
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