Posté le 12.03.2008 par maskatibinti
A Moroni, les murs des maisons ont des oreilles. Le débarquement militaire sur l'île rebelle d'Anjouan se dessine. L'arrivée, lundi après-midi, des troupes en provenance de la République du Soudan en est le signe. Les autres contingents seraient en route. A Moroni, depuis cette première arrivée de troupes africaines, de nombreux Comoriens ont braqué leurs oreilles sur leur transistor et les yeux sur l'écran de leur télévision pour suivre l'allocution que devrait prononcer le président Sambi pour annoncer le départ pour Anjouan. Jusqu'à présent ce n'est pas fait.
Des rumeurs selon lesquelles l'opération pourrait se dérouler dans les 24 heures qui suivent circulent dans la capitale. Mais rien n'est encore probant, bien que des signes avant-coureurs se faufilent à l'horizon. Ce qui laisse dire que les choses tendent à se préciser pour couper court aux mauvaises langues qui avancent que cet éventuel débarquement militaire sur Anjouan ne serait que « Mrengué washi Mwali ». Une sorte de combat populaire dont les acteurs se trouvent au milieu faisant semblant de se battre pour enfin quitter le lieu sans se battre. Dans tous les cas de figures, les Comoriens prient pour que ce scénario prenne fin, car, cette nouvelle crise anjouanaise en a crée d'autres, plus préjudiciables pour la survie des Comoriens. Les pénuries de viande et du lait (Nativa et autres) pour enfants commencent à faire craindre le pire.
SOURCE: Kweli
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Posté le 12.03.2008 par maskatibinti
Les militaires comoriens, renforcés par des effectifs de l'UA, se préparent à donner l'assaut de l'île d'Anjouan. Franck Berruyer, envoyé spécial de FRANCE 24 aux Comores, a suivi l'entraînement des soldats.
Dernières répétitions avant l'assaut, Kalachnikov au poing. Les troupes de l'armée comorienne se préparent à reprendre le contrôle de l'île séparatiste d'Anjouan, actuellement aux mains du colonel Mohamed Bacar. Cette île a fait sécession en 1997 d'avec les autres îles des Comores.
Sur l'île de Mohéli, à une heure de mer d'Anjouan, les soldats ont le moral au beau fixe malgré leurs moyens limités. Ils s'attendent à très peu de résistance armée de la part de leurs adversaires. Le lieutenant colonel Mohamed Amer Salimou, chef d'Etat major de l'armée comorienne assure à Franck Berruyer, envoyé spécial aux Comores : "Je suis sûr que la plupart d'entre eux va fuir au premier coup".
Du côté gouvernemental, l'optimisme est aussi palpable, d'autant plus que les troupes de l'Union africaine (UA) ont commencé à arriver aux Comores pour appuyer l'assaut de l'armée.
"Maintenant, avec la force de la coalition, nous sommes pratiquement sûrs que cette opération réussira avec le moins de dégâts possibles" , affirme Mohamed Bacar Dossar, directeur de cabinet de la présidence chargé de la Défense.
De sources officielles comoriennes, une cinquantaine de soldats tanzaniens et 75 militaires sénégalais sont déjà arrivés. Le porte-parole du gouvernement, Abdourahim Saïd Bacar, a confirmé l'arrivée de troupes de l'UA. Des troupes supplémentaires de pays africains sont encore attendues.
Selon notre envoyé spécial, l'opération devrait intervenir d'ici la fin de la semaine, à moins que Mohamed Bacar ne se désiste avant sous le poids de la pression internationale.
L'UA a tenté, sans succès, une médiation pour venir à bout de la crise ouverte par l'annonce de la victoire du chef auto-proclamé d'Anjouan, Mohamed Bacar, lors d'un scrutin qu'il a organisé sur l'île en juin 2007, qui n'a pas été reconnu par l'Union, ni par l'Union des Comores.
Après la France et l'UA, les Etats-Unis ont, la semaine dernière, promis leur soutien à une intervention militaire aux Comores. Cet archipel, qui compte environ 700 000 habitants, a été le théâtre d'une douzaine de coups de force ou tentatives de putschs depuis son accession à l'indépendance en 1975.
Posté le 12.03.2008 par maskatibinti
Selon nos informations un commando de l'armée comorienne avec des instructeurs militaires américains,
a pénétré ce week end sur l'ile d'Anjouan pour une mission de renseignement. Des hommes du colonel Bacar ont été arrêtés par ce commando.
Comme nous l'avons revelé à la page 5 du blog, des militaires américains sont arrivés aux Comores ces derniers jours. Il s'agit d'instructeur du corps des marines américains dépéchés aux Comores pour conseiller l'armée comorienne.
Posté le 12.03.2008 par maskatibinti
Un Premier contingent des forces de l'Union Africaine est arrivé dans le pays.
Une centaine d'hommes est arrivée à l'aéroport de Hahaya, mardi 11 mars 2008, à bord d'un avion de l'armée tanzanienne.
C'est le premier contingent tanzanien des forces de l'Union Africaine attendues dans le pays pour assister l'Armée Nationale de Développement dans ses opérations de libération de l'Ile d'Anjouan, des mains de la rébellion.
Ces forces contribueront à la sécurisation des élections qui doivent avoir lieu par la suite dans cette île.
Près de 1700 hommes, en provenance de la Tanzanie, du Soudan, du Sénégal et de la Libye, sont attendus à Moroni dans les heures qui viennent. Leur déploiement devrait être complet au plus tard le 15 mars.
Posté le 12.03.2008 par maskatibinti
Engagés dans une guerre de l'information depuis plusieurs mois, et alors que le débarquement est annoncé comme imminent depuis début février, le gouvernement légitime de l'Union des Comores et celui illégal de Mohamed Bacar à Anjouan se sont à nouveau affrontés à coup de communiqués vendredi 7 mars.
C'est l'Union qui a dégainé la première, lorsque les autorités fédérales ont annoncé leur intention d'arrêter et de traduire en justice Mohamed Bacar pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. "S'il ne parvient pas à s'enfuir, Mohamed Bacar sera arrêté et jugé aux Comores pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, c'est ce que nous voulons", a déclaré Abdourahim Said Bakar, ministre de l'Education et porte-parole du gouvernement Sambi. "Au vu de toutes les atrocités commises par lui et ses hommes sur des populations civiles innocentes, il y a beaucoup de charges possibles contre Mohamed Bacar", a-t-il ajouté.
Les témoignages de personnes arrêtées arbitrairement et torturées à Anjouan sont de plus en plus nombreux (lire à ce sujet la prochaine livraison de Kashkazi, en vente mardi 11 mars dans les kiosques). Selon ces témoignages, ces violations se seraient aggravées depuis l'annonce par l'Union d'une opération militaire pour rétablir l'ordre constitutionnel contre le colonel.
D'après Abdallah Mohamed Abdulatuf, vice-président de la Fondation comorienne des droits de l'Homme (FCDH, indépendante), "à peu près 1.200 personnes ont quitté Anjouan à cause de la terreur que fait régner Bacar. Chaque jour, des kwasa-kwasa (pirogues à moteur) traversent pour faire fuir les gens menacés". Une autre source parle de plus de 2.000 fugitifs. Dans l'île, des centaines de militants se cachent dans la medina de Mutsamudu ou en brousse.
Immédiatement après le communiqué de l'Union des Comores, le gouvernement anjouanais a réagi en publiant lui aussi un communiqué intitulé "Le simulateur Sambi, champion des violations des droits de l'homme". Selon ce document, "le Gouvernement de l'Ile Autonome d'Anjouan voudrait attirer la plus haute attention de la Communauté Internationale (...) sur l'intention affichée de Monsieur Sambi (...) de vouloir prôner des émeutes à Anjouan aux fins de justifier un débarquement militaire sanglant". Selon le régime Bacar, le gouvernement Sambi serait lui aussi coupable des violations des droits de l'homme, telles que : "couper les vivres à la population d'Anjouan ; interdire l'accès aux soins spécialisés et aux médicaments appropriés en interdisant les évacuations sanitaires des patients anjouanais ; interdire la libre circulation des opérateurs économiques d'Anjouan et geler leurs comptes bancaires ; imposer un blocus en hydrocarbures pour affecter l'accès à l'énergie, affecter les foyers à travers la pénurie du pétrole lampant pour la cuisine, orienter les gens vers la dégradation de l'environnement à travers la destruction des forêts pour le bois de chauffage, paralyser le secteur de la pêche, en fait condamner toute l'économie de l'Ile ; interdire un fidèle musulman Anjouanais d'aller effectuer son pèlerinage, 5ème pilier de l'islam (...)".
En conclusion, le gouvernement d'Anjouan "se sent préoccupé de l'attitude de certains partenaires des Comores (...) qui continuent à accompagner le simulateur Sambi dans ses démarches génocidaires". Un bien grand mot à l'image de ce communiqué : dérisoire en comparaison avec ce qu'il se passe actuellement à Anjouan.
Posté le 04.03.2008 par maskatibinti
Moroni, lundi 3 mars 2008 (HZK-Presse) – Les jours se suivent et se ressemblent pour les anjouanais soumis depuis plusieurs semaines à une accentuation des exactions du colonel Bacar et ses hommes. Chaque minute dans la vie des habitants de l'île, c'est une dose de souffrance qui s'ajoute à leur quotidien.
Comme si la faim et les pénuries des produits pétroliers ne suffisaient pas, la population de l'île rebelle doit subir régulièrement les arrestations arbitraires et les bastonnades des milices du président autoproclamé de l'île, qui semble supporter de moins en moins la contestation.
Le dernier en date, est un professeur d'éducation physique originaire de la ville de Domoni. A l'hôpital El-Maarouf où il est admis depuis le matin de ce dimanche dans un état jugé lamentable. Deux bras et une jambe sont fracturés. Les traces laissées sur son dos témoignent de la cruauté des fouets qu'il a reçu lors de son séjour dans les geôles de Bacar.
Alors que ses deux bras sont plâtrés, sa jambe trop enflée est enroulée d'une bande alcoolisée. Pour passer aux toilettes, quatre ou cinq personnes sont nécessaires pour le soulever à défaut de faire ses besoins sur le lit.
« Mes bras sont cassés au moment où je protégeais ma tête. Des hommes en cagoules entraient régulièrement dans le lieu de détention pour me tabasser », raconte les larmes aux yeux, Attoumani Mohamed Mdéré, ce professeur d'éducation physique.
L'homme est admis à l'hôpital de Domoni après 6 jours de détention et de tortures. Alors qu'il a obtenu les premiers soins depuis ce centre hospitalier de la deuxième ville de l'île, les médecins d'El-Maarouf proposent de tout recommencer.
« On va probablement enlever les plâtres pour effectuer d'autres radiographies. On veut s'assurer de l'état du patient. Il croyait qu'il avait une entorse au niveau de la jambe alors qu'il peut avoir une fracture », affirme une infirmière qui suit le malade à l'hôpital El-Maarouf.
Ce père de deux enfants paie pour ses activités politiques. Aux dernières élections législatives, Attoumane Mohamed s'était présenté comme un adversaire du candidat de Bacar. Depuis, « il est considéré comme un ennemi au régime séparatiste ».
« J'étais chez moi avec mes enfants au retour du travail lorsqu'ils m'ont arrêté. 25 soldats sont arrivés chez moi, armés jusqu'aux dents pour m'embarquer », dit-il depuis le lit de l'hôpital après un passage par Mohéli.
« On était trois à être arrêtés mais c'est moi qu'ils ont gardé le plus longtemps. Dans la voiture même, ils ont commencé à nous battre. On était à moitié fini en arrivant dans le centre de détention. On a subi des tortures que je ne peux pas décrire. C'est du jamais vu. Il fallait que je fasse semblant d'être mort pour qu'ils m'abandonne », témoigne Attoumani, la quarantaine, qui ressent un soulagement de se retrouver à Moroni.
Blessé mortellement et affaibli, personnes ne de sa famille ne savait là où il est était détenu. Son père, un ancien a dû batailler et même négocier au prix fort avec la force de gendarmerie anjouanaise (FGA) en versant la somme de 200 000 francs, pour obtenir sa libération.
Mais étant laissé en liberté provisoire, il ne pouvait pas quitter l'île pour venir se soigner à Moroni. « Les responsables politiques de la ville avaient donné des consignes pour que personne ne m'accepte à bord de sa pirogue sous peine de voir son embarcation confisquée. J'ai alors payé 60 000 fc et le pétrole au passeur pour pouvoir monter à 3 heures du matin », déclare Attoumani qui a pu quitter clandestinement l'île avec l'aide de son frère.
Ahmed Abdallah
Posté le 01.03.2008 par maskatibinti
Les étudiants comoriens de l’île d’Anjouan à Dakar, qui n’arrivent plus à recevoir de l’aide financière de leurs familles restées au pays avec lequel ils ont perdu tout contact, ont fait part à l’APS qu’ils appellent de tous leurs vœux le débarquement imminent prévu par l’Union africaine pour libérer ce territoire ’’pris en otage’’ par Mohamed Bacar.
L’UA a décidé d’aider Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, président de l’Union des Comores élu démocratiquement en 2006, à reprendre le contrôle de l’île, avec le soutien logistique de la France. C’était suite à l’appel qu’il avait lancé le 30 janvier au Sommet de l’UA à Addis-Abeba (Ethiopie). Depuis, le téléphone ne passe plus sur l’île mise sous embargo.
Anjouan, l’une des quatre îles des Comores situées dans l’océan indien, au large de Madagascar, est prise en otage depuis près d’un an par Mohamed Bacar, réélu président depuis le 10 juillet 2007, à l’issue d’élections contestées par l’Union des Comores et l’Union africaine.
’’Ça fait presque trois mois que je ne sais pas ce qui se passe vraiment à Anjouan en général, je ne sais pas comment vivent mes parents en particulier et surtout que la communication ne passe pas’’, se désole Kamar, étudiant anjouanais à Dakar.
’’Le pire, c’est que je ne reçois pas mon argent qui provient toujours des Comores, je suis obligé de me rabattre sur mes compatriotes dont les ressources proviennent de la France’’, a ajouté l’étudiant en réseau informatique.
Pour cette autre étudiante qui préfère garder l’anonymat par souci de protéger sa famille restée à Anjouan, l’intervention militaire est ‘’la seule solution’’, puisque ‘’la situation ne fait qu’empirer’’. ‘’Ça ne peut plus durer’’, a-t-elle encore martelé, estimant que parmi ses quelque 800 compatriotes résidant à Dakar, il n’y a pas de ‘’pro-Mohamed Bacar’’. Excepté, bien sûr ‘’ceux de sa famille, s’il y en a’’.
L’étudiante en management qui confie qu’elle ‘’souffre moralement et financièrement’’, par rapport à la situation de son pays, déplore que l’homme fort d’Anjouan ‘’martyrise quotidiennement la population anjouanaise’’. ‘’Nous sommes très inquiets’’, dit-elle.
’’C’est vraiment très lent, il faut qu’il (Sambi) accélère les processus’’, s’impatiente Andhuim, étudiant en 2-ème année d’Economie à l’Université cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Il se demande pourquoi le président Sambi tarde à rétablir l’ordre sur son île natale, pour atténuer la souffrance de la population.
Les velléités séparatistes de l’île d’Anjouan remontent à 1997, sous le régime de Mohamed Taki, à l’époque de la République fédérale islamique des Comores. La constitution avait été changée sous la présidence de Azali Assoumani, pour apaiser la tension, en instituant une présidence tournante entre les quatre îles : Anjouan, Mohéli, la Mayotte (sous le contrôle de la France depuis 1975) et la Grande Comore.
Chaque île devait maintenant élire un président, mais rester dans la fédération qui a pris le l’appellation de l’Union des Comores. Des négociations ont été entamées depuis lors pour préserver l’intégrité de la fédération, ‘’mais en vain’’, se désole Abdoullah Mbaé, en maîtrise de physique-chimie à l’UCAD, qui se dit aussi favorable à la méthode forte.
Ali Soulé, président de l’Amicale des élèves, étudiants et stagiaires comoriens au Sénégal (AEESCOS) salue l’ ‘’initiative héroïque’’ du président Sambi, même s’il dit se méfier de l’implication de la France qui, à son avis, est ’’derrière Mohamed Bacar’’.
Pour lui, c’est une façon pour la France de ’’retarder l’intervention’’. ’’Pourquoi maintenant, alors qu’elle pouvait le faire avant ?’’, s’interroge l’étudiant en licence de philosophie qui dénonce l’’’impérialisme de la France’’.
Quid des mesures à prendre après le débarquement, l’étudiante en management qui place son ’’espoir’’ dans l’opération militaire, estime que ’’la première chose à faire après le débarquement, c’est de payer les fonctionnaires’’. Après cela, il faudra organiser des élections, pour ’’réorganiser la politique’’ sur l’île.
Optimiste, M. Soulé s’attend à ’’une vie meilleure’’ après le débarquement, invitant les hommes de Mohamed Bacar à comprendre que le souci des troupes qui vont intervenir ’’n’est pas d’aller les tuer, mais de sauvegarder l’unité nationale’’.
L’étudiante en management préconise, elle aussi, que le président déchu soit jugé à l’étranger, même si certains de ses compatriotes estiment que le jugement devra se faire sur place, pour lui faire payer le tort qu’il a causé aux populations.
’’La crise anjouanaise décrédibilise partout les étudiants comoriens à Dakar’’, regrette ce ressortissant de la petite l’île de Mohéli faisant face à l’île rebelle. ’’En classe, nos camarades trouvent bizarre qu’un président élu soit interdit de se rendre dans son fief’’, note-t-il.
Posté le 01.03.2008 par maskatibinti
Qui est le serpent
Le Serpent est le nom de guerre d’un mercenaire encore jeune, une trentaine d’années, mais qui a déjà une solide réputation derrière lui.
Amediany Mustafa, de son vrai nom, est très connu des services de renseignements internationaux.
Né à Anjouan d’un père Anjouanais et d’une mère Indienne, il devient très vite un expert des opérations de guérilla et un vrai professionnel du terrorisme de masse.
A ce titre, il intervient au Tchad, en Côte d’ivoire, où il montre déjà une vraie haine contre la France et ses ressortissants.
Ensuite, on le retrouve du côté du Mali, où il rejoint les escadrons de la terreur et de la mort.
Ses plus grands faits d’armes ont pour théâtre le Rwanda. Il participe activement au génocide, qui a fait des millions de morts dans le pays des mille collines.
À ce titre, il est condamné par le Tribunal Pénal International de la Haye.
Il ne doit sa libération qu’à l’intervention du colonel Bacar, dirigeant anjouanais séditieux, qui le recrute, alors, dans le “commando Bacar”, à l’origine des graves troubles d’août 2007 à Anjouan.
Compte tenu de ce parcours, la question se pose : qu’est-il venu faire à La Réunion ?
Qui est Le Serpent ?
Posté le 29.02.2008 par maskatibinti
Mais qui est donc ce "serpent" ? Le secrétaire général du PCR précise qu'il s'agit "d'un redoutable et dangereux mercenaire, qui s'appelle Moustaphali Amédiani. Il est né à Anjouan de père anjouanais et de mère indienne. Il a sévi en tant que mercenaire au Tchad, en Côte d'Ivoire, au Mali. Il a participé au génocide du Rwanda, fut condamné par le tribunal international, avant d'être libéré suite à un protocole signé par le Colonel Bakar. Il appartient au commando du Colonel Bakar, qui fait actuellement parler de lui aux Comores". Selon les éminences du PCR, Moustaphali Amédiani a quitté l'île, le 27 février, par le vol d'Air Mauritius UK 911. Questions que se posent aujourd'hui Paul Vergès et les 3 Hoarau : "Qui a invité ce personnage à la Réunion en pleine période électorale ? Qu'est-il venu faire ici ? Pourquoi a-t-il séjourné dans le Sud et notamment à Saint-Pierre ? Est-il venu remplir un contrat ? Ou est-ce qu'il s'agissait d'une prise de contact pour une prochaine mission ? Que font ceux qui, localement, sont chargés de la sécurité publique ? Comment a-t-il fait pour entrer aussi librement ici ? Qui a payé sa chambre . Qui l'a guidé ? Depuis l'hôtel, cet homme a sans doute passé des coups de fils. Avec qui a-t-il communiqué ?...." Autant de questions d'interrogations qui émanent de Paul Vergès et consorts, lesquels se disent carrément "inquiets en cette période électorale", avant de laisser entendre qu'ils disposent de photos identifiant le "serpent" "en tenue de travail et en tenue de sortie" avec des complices locales. Au fait, pourquoi le "serpent" ? Réponse de Paul Vergès : "Parce qu'il tue silencieusement". Contrairement au ridicule qui, lui, ne tue pas. Heureusement !
Yves Mont-Rouge
Posté le 29.02.2008 par maskatibinti
Selon plusieurs sources concordantes, un transall américain aurait attéri à l'aéroport de Hahaya (Prince Said Ibrahim) hier. Il n'aurait cependant pas transporté de troupes mais des médicaments (2 tonnes) qui serviront à soigner les éventuels blessés.
Selon le journal Alwatwan du vendredi 29 février, "Jeudi, le général Baptiste a rappellé qu'une 'médiation était encore en cours ' pour éviter une intervention militaire à Anjouan et ajouté que cette médiation 'n'avait pas encore été jusqu'au bout'. 'L'Union africaine marque sa détermination mais il semblerait qu'une opération ne soit pas imminente', a-t-il dit.
Enfin et toujours selon Alwatwan, le plus dur sera l'après Mohamed Bacar surtout à cause de ce malaise indescriptible de devoir vivre côte à côte avec ceux qui ont insulté et profané la nation comorienne et qui ont blessé leurs frères et leurs soeurs là où cela fait le plus mal: au coeur. Il faudra une grandeur d'âme aux uns et aux autres pour réapprendre à vivre ensemble, à travailler ensemble. Et sur le long chemin du pardon, chacun doit faire une partie du trajet pour venir donner la main à l'autre et rapprendre à regarder l'avenir ensemble.
Redaction wongo